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XXI avocats

VOUS ÊTES

Élus et dirigeants

Vous décidez, vous signez, vous engagez votre responsabilité personnelle. Cette page est consacrée à la dimension individuelle du décideur, distincte de l'institution qu'il représente.

VOS DÉFIS JURIDIQUES

Les enjeux de la décennie pour les élus et dirigeants

Élection, contentieux électoral et sécurisation du mandat

L'engagement électif s'inscrit dans un parcours juridique balisé qui commence bien avant le scrutin et se prolonge bien au-delà. La préparation de la candidature mobilise simultanément les règles d'éligibilité, d'inéligibilité et d'incompatibilité, les déclarations préalables, la maîtrise stricte du compte de campagne sous le contrôle de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (plafonds de dépenses, dons, concours en nature), et la sécurisation du financement avant comme pendant la campagne. Le contentieux électoral devant le juge administratif et, pour les scrutins nationaux, devant le Conseil constitutionnel peut menacer le mandat même après son obtention, en cas de contestation des opérations de vote ou d'irrégularités du compte de campagne. Pendant le mandat, la sécurisation juridique continue — délibérations, actes individuels, arbitrages sensibles, relations avec l'administration et le préfet, hotline réactive — devient une fonction permanente, qui se prolonge par la préparation juridique de la fin de mandat et du bilan.

Responsabilité pénale et responsabilité financière des décideurs publics et privés

Le risque pénal des décideurs publics et privés s'élargit par vagues successives. Aux infractions classiques de la probité publique — prise illégale d'intérêts au sens de l'article 432-12 du Code pénal, dont la définition a été restreinte par l'article 15 de la loi n° 2022-217 du 21 février 2022 dite « 3DS », favoritisme (article 432-14), détournement de fonds publics (article 432-15), concussion (article 432-10), corruption et trafic d'influence — s'ajoutent les délits non intentionnels encadrés par la loi n° 2000-647 du 10 juillet 2000 dite « Fauchon » (mise en danger délibérée, atteintes involontaires) ainsi que l'abus de biens sociaux et la banqueroute pour les dirigeants d'entreprise. La hausse continue des mises en examen d'exécutifs locaux, la spécialisation des juridictions (Parquet national financier, juridictions interrégionales spécialisées, Cour de justice de la République pour les ministres) et l'allongement des enquêtes transforment la défense pénale en stratégie de longue durée. Au volet pénal s'ajoute, pour les gestionnaires publics, le régime unifié de responsabilité financière issu de l'ordonnance n° 2022-408 du 23 mars 2022 — entrée en vigueur le 1ᵉʳ janvier 2023, qui a supprimé la Cour de discipline budgétaire et financière au profit de la chambre du contentieux de la Cour des comptes — dont la jurisprudence se construit en temps réel.

Conflits d’intérêts, déontologie, transparence et lobbying

Le contrôle déontologique pèse désormais sur l'ensemble du parcours du décideur, public comme privé. La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique pilote les déclarations d'intérêts et de situation patrimoniale, le répertoire des représentants d'intérêts et le contrôle des mobilités public-privé sur trois ans, dans un dispositif dont la complexité procédurale expose le décideur non accompagné à des erreurs aux conséquences sévères. La loi du 21 février 2022 dite « 3DS » a généralisé la fonction de déontologue des élus locaux, en complément du référent déontologue obligatoire dans les administrations et de la fonction analogue prévue dans les ordres professionnels et les grandes entreprises. Pour les dirigeants d'entreprise et pour les associations recevant des fonds publics, la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 dite « Sapin II » impose la cartographie des risques et un dispositif d'alerte interne articulé avec la loi n° 2022-401 du 21 mars 2022 dite « Waserman » sur la protection des lanceurs d'alerte.

Responsabilité managériale : harcèlement, VSST, santé au travail et cybersécurité

La responsabilité managériale du décideur s'étend bien au-delà du seul respect des obligations contractuelles. Le harcèlement moral et sexuel (article 222-33 du Code pénal), les violences sexuelles et sexistes au travail, la prévention des risques psychosociaux et l'obligation de sécurité au travail issue de l'article L. 4121-1 du Code du travail engagent désormais la responsabilité personnelle du décideur sur le plan pénal, civil, prud'homal et administratif, dans une articulation où l'enquête interne, le signalement et la défense personnelle s'imbriquent étroitement. La directive (UE) 2022/2555 dite « NIS 2 » sur la cybersécurité et le règlement (UE) 2024/1689 sur l'intelligence artificielle ajoutent des obligations spécifiques de gouvernance numérique et algorithmique, dont la défaillance peut engager la responsabilité du dirigeant lui-même, et non seulement de l'organisation qu'il représente. Pour les exécutifs locaux comme pour les dirigeants d'entreprise, la maîtrise simultanée de ces régimes devient une fonction permanente, où la prévention vaut autant que la défense

Responsabilité environnementale, climat et devoir de vigilance

La transition écologique a ouvert un nouveau front juridique pour les dirigeants publics et privés, qui peut désormais déboucher sur une mise en cause personnelle. La loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 dite « Climat et Résilience » a créé trois nouvelles infractions au sein du Code de l'environnement — délit de mise en danger de l'environnement (article L. 231-1), délit général de pollution (article L. 231-2) et délit dit « d'écocide » (article L. 231-3) — applicables aux personnes physiques. À cela s'ajoute la responsabilité du dirigeant au titre du plan de vigilance issu de la loi n° 2017-399 du 27 mars 2017 et étendu par la directive (UE) 2024/1760 dite « CS3D », ainsi que du reporting de durabilité issu de la directive (UE) 2022/2464 dite « CSRD ». Le contentieux du greenwashing — pris en charge par la DGCCRF, l'Autorité des marchés financiers et désormais les associations sur le fondement de la loi n° 2020-105 du 10 février 2020 dite « AGEC » — et la perspective d'une convention internationale sur l'écocide en discussion à l'ONU ouvrent un horizon contentieux qui touche directement la responsabilité personnelle des dirigeants.

Diffamation, cyber-harcèlement, procédures-bâillons et sécurité des élus

La défense de la réputation et de la sécurité personnelle du décideur est devenue un enjeu juridique permanent, dans un contexte de violences à l'égard des élus et de viralité des controverses sur les réseaux sociaux. La défense en diffamation et en injure publique repose sur la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, dont les délais de prescription brefs et la procédure formaliste exigent une réactivité immédiate, à laquelle s'ajoutent la dénonciation calomnieuse (article 226-10 du Code pénal) et les atteintes à la vie privée et au droit à l'image. Face à la montée du cyber-harcèlement et des déferlements numériques, la loi n° 2023-23 du 24 janvier 2023 et la loi du 25 juin 2024 ont renforcé la protection et la sécurité des élus, en articulation avec la protection fonctionnelle de la collectivité ou de l'administration. La directive (UE) 2024/1069 du 11 avril 2024 contre les procédures-bâillons (« SLAPP »), dont la transposition en droit français est en cours, ouvre un arsenal défensif nouveau pour les décideurs publics et privés exposés à des poursuites stratégiques visant à les faire taire.

QUI ACCOMPAGNONS-NOUS

Chaque décideur, ses risques propres

Élus nationaux (députés, sénateurs, parlementaires européens)

Les parlementaires entreront dans la décennie sous une exposition juridique sans précédent : contentieux électoral plus dense, banalisation des levées d'immunité parlementaire, contrôle continu de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique sur les déclarations de patrimoine et d'intérêts, encadrement du registre des représentants d'intérêts. La défense suppose une articulation précise entre procédure parlementaire, droit pénal des décideurs publics et jurisprudence européenne sur la liberté d'expression de l'élu (article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme)

Élus locaux (maires, adjoints, présidents et conseillers d'EPCI, de départements, de régions)

Les élus locaux — maires en tête — restent les décideurs publics les plus exposés juridiquement en France, tant en matière pénale (favoritisme, prise illégale d'intérêts, atteintes involontaires) qu'en matière de police administrative et d'urbanisme. Le climat de violences à l'égard des élus, la vague de démissions de maires en cours de mandat et l'application du nouveau statut de l'élu local issu de la loi du 22 décembre 2025 conditionnent désormais la défense personnelle, qui doit être articulée avec la protection fonctionnelle de la collectivité.

Dirigeants d'organismes publics (DG, préfets, DGS, directeurs d'hôpitaux, recteurs)

Les dirigeants publics — directeurs d'administration, préfets, directeurs d'hôpitaux, recteurs, dirigeants d'opérateurs, directeurs généraux de collectivités territoriales — sont désormais soumis au régime unifié de responsabilité financière des gestionnaires publics issu de l'ordonnance n° 2022-408 du 23 mars 2022, en vigueur depuis le 1ᵉʳ janvier 2023. La distinction entre faute de service et faute personnelle, le bénéfice de la protection fonctionnelle, le contrôle de la HATVP sur les mobilités public-privé et l'articulation avec l'agent judiciaire de l'État structurent leur défense individuelle en cas de mise en cause personnelle.

Chefs d'entreprise et mandataires sociaux

Les chefs d'entreprise et dirigeants privés voient leur exposition s'élargir : responsabilité du mandataire social, conformité aux exigences anti-corruption de la loi du 9 décembre 2016 dite « Sapin II », mise en cause individuelle au titre du devoir de vigilance climatique et social, action en responsabilité pour insuffisance d'actif devant le tribunal de commerce. La défense de leur responsabilité pénale et l'articulation avec les conventions d'assurance D&O deviennent des éléments structurants dès la prise de fonctions.

CE QUE NOUS FAISONS POUR VOUS

Nos prestations pour les décideurs

Conseil et études

Le décideur — parlementaire, élu local, dirigeant public ou privé — entre dans une décennie d'exposition juridique sans précédent : durcissement du pénal, contrôle déontologique, responsabilité environnementale personnelle, régime unifié de responsabilité financière. Le conseil ne consiste plus à répondre à une question ponctuelle, mais à éclairer chaque décision exposée avant qu'elle ne soit prise. XXI avocats apporte aux décideurs un conseil confidentiel et continu, ancré dans la connaissance fine des juridictions spécialisées et de la jurisprudence en construction

Audit, risques et conformité

Le décideur cumule des couches de conformité — déclarations à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, registre des représentants d'intérêts, contrôle des mobilités public-privé, encadrement des activités accessoires, devoir de vigilance pour les dirigeants d'entreprise — qui exigent une lecture personnalisée. Cartographier les risques juridiques et pénaux ne suffit pas : il faut les anticiper avant la prise de fonctions, les sécuriser avant chaque décision exposée, et préparer la défense avant la mise en cause. XXI avocats conçoit l'audit déontologique comme un instrument de protection, intégré à la trajectoire personnelle du décideur

Actes et montages

Sécuriser un mandat ou une fonction suppose d'organiser en amont les actes juridiques qui protégeront le décideur : convention de protection fonctionnelle, contrat de mandat social, assurance de responsabilité des dirigeants, structuration patrimoniale, organisation des délégations de signature. La qualité de l'écriture juridique de ces actes conditionne directement la solidité de la défense future. XXI avocats conçoit ces dispositifs en sachant qu'ils seront actionnés au moment le plus difficile de la fonction.

Procédures et contentieux

Une mise en cause peut mobiliser simultanément la défense pénale devant les juridictions spécialisées (Parquet national financier, juridictions interrégionales spécialisées, juridiction nationale chargée de la lutte contre la criminalité organisée), le contentieux disciplinaire, le contentieux devant la Cour des comptes au titre du régime unifié de responsabilité financière, le contentieux civil de la responsabilité du dirigeant, voire le référé liberté en cas d'urgence. XXI avocats coordonne ces fronts comme une stratégie unique, plutôt que de les traiter en silos. C'est cette articulation qui décide de l'issue des dossiers les plus exposés

Affaires publiques et formation

La meilleure défense reste la préparation : formation à la responsabilité pénale des décideurs, à la déontologie HATVP, à la gestion juridique de crise médiatique, coaching juridique avant une décision sensible, une audition parlementaire ou une mobilité public-privé, représentation devant la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique en cas de procédure complexe. XXI avocats intervient à la fois sur les évolutions du régime de responsabilité et sur la compétence personnelle du décideur. Les deux relèvent du même mouvement

Stratégie et pilotage intégré

Une mise en cause médiatisée, une crise réputationnelle, une sortie de fonctions polémique, une dénonciation publique engagent simultanément le juridique, la communication, la médiation institutionnelle et la stratégie personnelle du décideur. Les traiter séparément, c'est en perdre la maîtrise. XXI avocats accompagne ces moments décisifs en pilotage intégré, dans la confidentialité absolue garantie par le secret professionnel — c'est la signature distinctive du cabinet pour les décideurs exposés.

NOS INTERVENTIONS

Des situations concrètes 

CONTENTIEUX ÉLECTORAL

Contestation d'une élection municipale

Défense d'un maire nouvellement élu devant le tribunal administratif sur une requête en annulation fondée sur des irrégularités alléguées de propagande et de compte de campagne : mémoires en défense, audience, articulation avec la CNCCFP, sécurisation du mandat dès son commencement.

PRISE ILLÉGALE D'INTÉRÊTS

Défense d'un élu poursuivi art. 432-12 CP

Défense pénale d'un président d'exécutif local mis en examen pour prise illégale d'intérêts après la réforme du 21 février 2022 : analyse du grief, stratégie d'instruction, demande de non-lieu, articulation avec la protection fonctionnelle, communication de crise coordonnée avec la collectivité.

HATVP / DÉONTOLOGIE

Audit déontologique avant prise de fonctions

Accompagnement d'un nouveau dirigeant d'organisme public dans la rédaction de ses déclarations HATVP, la cartographie personnelle de ses conflits d'intérêts, la mise en place d'un protocole de déport formalisé, et la préparation d'un éventuel contrôle à la sortie (revolving door).

RESPONSABILITÉ MANAGÉRIALE

Défense d'un DGS face à une plainte pour harcèlement

Accompagnement d'un DGS de collectivité visé par une plainte pour harcèlement moral : volet pénal, volet disciplinaire, articulation avec la protection fonctionnelle, stratégie de preuve, audition, défense devant le conseil de discipline, communication interne.

ÉCOCIDE / ENVIRONNEMENT

Mise en cause personnelle d'un dirigeant pour délit environnemental

Défense d'un dirigeant d'entreprise poursuivi au titre des nouveaux délits environnementaux de la loi Climat du 22 août 2021 (art. L. 173-3 C. env.) : expertise technique, stratégie de défense pénale, articulation avec le plan de vigilance CS3D, action civile des associations, communication.

CYBER-HARCÈLEMENT / ANTI-SLAPP

Protection d'un maire face à un déferlement sur réseaux sociaux

Défense d'un maire visé par une campagne de cyber-harcèlement, menaces et diffamation sur les réseaux sociaux : signalements Pharos, plaintes coordonnées, mobilisation de la loi du 25 juin 2024 sur la sécurité des maires, protection fonctionnelle, réponse aux procédures-bâillons engagées en retour.

Campus XXI · Formations

Droit pénal des décideurs publics : prise illégale d'intérêts, favoritisme, détournement — préparer la défense

Séminaire · 2 jours

Mobilité public-privé et HATVP : sécuriser le passage entre les deux secteurs

Masterclass · 1 jour

Régime unifié de responsabilité financière des gestionnaires publics : préparer une audience

Atelier · 1 jour

RESSOURCES

Publications et formations

Modules Campus XXI et publications Prospectives XXI en lien direct avec le défis identifiés ci-dessus.

Prospectives XXI · Publications

Préjudice écologique et responsabilité personnelle du dirigeant : panorama de la jurisprudence civile et pénale

Dossier de fond

Responsabilité financière unifiée : premier panorama des décisions de la chambre du contentieux de la Cour des comptes

Note d'analyse

Devoir de vigilance et mise en cause individuelle des dirigeants : ce que la directive CS3D change

Working paper

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Une candidature, un mandat à sécuriser, une mise en cause à défendre ?

Premier échange strictement confidentiel pour qualifier votre situation. Proposition d'intervention détaillée et lettre de mission formalisée avant toute intervention. Confidentialité absolue garantie par le secret professionnel.

XXI avocats accompagne le décideur sur l'ensemble de son cycle de vie politique ou professionnel — préparation de la candidature ou de la prise de fonctions, sécurisation du mandat ou du mandat social, défense en cas de mise en cause pénale, financière, déontologique ou réputationnelle, gestion de crise, transition de fin de mandat ou de fonctions —, dans la confidentialité absolue garantie par le secret professionnel.

Vous êtes avant tout un représentant de l'État, d'une collectivité, d'un établissement de santé, d'une entreprise ou de la société civile ? Consultez aussi la page dédiée à votre secteur. | Retour aux profils clients →

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